Conférence lundi 10 février 2014 : Valery Larbaud, Le Bourbonnais et les jeunes filles

lundi 10 fevrier au restaurant La table d’eugène

Alain Lanavère, ancien élève de l’École Normale Supérieure, professeur agrégé des lettres, docteur ès lettres, enseigna à l’Université de Paris-Sorbonne et à l’Institut Catholique de Paris. Pour l’heure, il professe à l’I.C.E.S de La-Roche-sur-Yon, et préside le jury de culture générale d’HEC et de l’ESCP. Il a publié beaucoup d’articles sur le XVII° siècle, sur Mauriac, sur Bernanos, sur La Varende, sur la comtesse de Ségur. Il prépare une édition critique de lettres inédites d’elle à son fils Mgr de Ségur, et un essai sur son génie de romancière.

Valery Larbaud (1881-1957) est l’un des plus exquis écrivains du groupe de la Nouvelle Revue Française ; traducteur (d’Ulysse de Joyce), critique (Ce vice impuni, la lecture), poète (Les Poésies de A.O. Barnabooth), essayiste (Sous l’invocation de saint Jérôme), auteur de nouvelles (Enfantines) et de romans (Fermina Marquez), admiré des plus grands de son temps, ainsi de Giraudoux, de Morand et de Gide, il n’a pas pour autant la notoriété de ce dernier ou de Martin du Gard. Par rapport à eux, et à d’autres de la NRF, il avait la singularité d’aimer les femmes, de les aimer beaucoup (et de n’aimer qu’elles !), et il les évoqua délicieusement. Notamment dans ses œuvres de fiction, qui souvent peignent son Bourbonnais natal ; Larbaud vit le jour en effet à Vichy, dans la famille propriétaire des sources Saint-Yorre, et il évoqua souvent sa maison de campagne de Valbois, à Cesset près de Saint-Pouçain-sur-Sioule. Mais Larbaud voyagea beaucoup, et aima autant les Anglaises et les Italiennes (et d’autres) que les jolies Françaises qui l’éblouissaient à Vichy ou à La Bourboule. Il est probablement l’écrivain français qui sut le mieux rendre le charme des très jeunes filles, presque encore de petites filles.

Vous est donc proposée une promenade sentimentale, où les bonnes mœurs ne seront certes pas choquées, mais qui vous inspirera, le conférencier l’espère, l’envie honnête de lire ou relire un grand écrivain (Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, un vol.).

Publié le lundi 25 novembre 2013, par Club de PMC, et mis à jour le 17 janvier 2014.